"A la consigne, je préfère répondre à ma conscience." (Victor Hugo)

Dans un monde aseptisé, randomisé où l’on aime ranger les personnes dans des boîtes avec de jolies sacrosaintes étiquettes, où l’on doit rester « politiquement correct » par rapport aux dites étiquettes, en ce qui me concerne, je continuerai à revendiquer la LIBERTE de PAROLE qui, est pour moi, l’expression même de la DEMOCRATIE.

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A lire, à consulter...

Les candidats de l'UNION des CENTRISTES TARNAIS

Les candidats de l'UNION des CENTRISTES TARNAIS
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samedi 13 décembre 2008

Parabole fiscale...

Un américain, David R. Kamerschen, Ph D Professeur d'économie University de Georgia, a écrit une petite histoire sur les impôts qui vaut bien des discours et des débats sans fin en ce temps de discutions sans fin au sujet du financement du RSA et autres prestations sociales, de la justification ou pas de boucliers fiscaux, de qui paye quoi...

« Les impôts semblent s’expliquer par une logique simple. Mais beaucoup ne la saisissent toujours pas. Comme c’est la saison des taxes, laissez-moi vous expliquer en des termes que tout le monde peut comprendre.

Supposons que tous les jours 10 hommes se retrouvent pour boire une bière et que l’addition se monte à 100 $. (Normalement 10 $ chacun).

S’ils payaient la note de la façon que l’on paye les impôts, cela donnerait à peu près ceci :

Les 4 premiers (les plus pauvres !?), ne payeraient rien.

Le cinquième payerait 1 $

Le sixième payerait 3 $

Le septième payerait 7 $

Le huitième payerait 12 $

Le neuvième payerait 18 $

Le dernier (le plus riche ?!) devrait payer 59 $.

Ils décidèrent de procéder comme décrit.

Les dix hommes se retrouvèrent chaque jour pour boire leur bière et semblèrent assez contents de leur arrangement. Jusqu’au jour ou le tenancier les plaça devant un dilemme :

« Comme vous êtes de bons clients, dit-il, j’ai décidé de vous faire une remise de 20$. Vous ne payerez donc vos 10 bières que 80$ »

Le groupe décida de continuer à payer la nouvelle somme de la même façon qu’ils auraient payé leurs taxes. Les quatre premiers continuèrent à boire gratuitement. Mais comment les six autres, (les clients payants), allaient diviser les 20$ de remise de façon équitable ? Ils réalisèrent que 20$ divisé par 6 faisaient 3,33$. Mais s’ils soustrayaient cette somme de leur partage alors le 5 ème et 6 ème homme devraient être payés pour boire leur bière.

Le tenancier du bar suggéra qu’il serait équitable de réduire l’addition de chacun du même montant, donc il fit les calculs. Alors ?

Le 5° homme, comme les quatre premiers ne paya plus rien. (Un pauvre de plus ?Ndlr)

Le 6° paya 2 $ au lieu de 3 (33% de réduction)

Le 7° paya 5 $ au lieu de 7 (28% de réduction)

Le 8° paya 9 $ au lieu de 12 (25% de réduction)

Le 9° paya 14 $ au lieu de 18 (22% de réduction)

Le 10° paya 49 $ au lieu de 59 $ (16% de réduction)

Chacun des six « payants » paya moins qu’avant et les 4 premiers continuèrent à boire gratuitement.

Mais une fois hors du bar, chacun compara son économie :

« J’ai seulement eu 1 $ sur les 20 $ de remise », dit le 6°, il désigna le 10° « Lui il a eu 10 $ ».

« ouais ! dit le 5°, j’ai seulement eu 1 $ d’économie aussi »

« C’est vrai ! » s’exclama le 7°, « pourquoi aurait-il 10 $ alors que je n’en ai eu que 2 ? Le plus riche a eu le plus gros de la réduction»

« Attendez une minute » cria le 1° homme à l’unisson, « Nous quatre n’avons rien eu du tout nous. Le système exploite les pauvres »

Les 9 hommes cernèrent le 10° et l’insultèrent.

La nuit suivante le 10° homme (le plus riche ?!) ne vint pas. Les neuf autres s’assirent et burent leur bière sans lui. Mais quand vint le moment de payer leur note ils découvrirent quelque chose d’important : Ils n’avaient pas assez d’argent pour payer ne serait-ce que la moitié de l’addition .

Et cela, garçons et filles, journalistes et collègues professeurs est le reflet de notre système d’imposition. Les gens qui payent le plus de taxes tirent le plus de bénéfice d’une réduction de taxe.

Taxez les plus fort, accusez-les d’être riches et ils risquent de ne plus se montrer désormais. En fait ils pourraient commencer à aller boire à l’étranger où l’atmosphère est, comment dire, plus amicale.

Pour ceux qui ont compris, aucune explication est nécessaire.

Pour ceux qui n’ont pas compris, aucune explication n’est possible.

samedi 22 novembre 2008

jeudi 30 octobre 2008

Doit-on vendre son âme ?

Cap Estérel - 7 septembre 2008

S'agissant de 2012 et de l'alternative à la présidence de Nicolas Sarkozy, nous avons entendu François Bayrou dire :

" Le jour où la question sera celle de l'alternance, le jour où la question de l'alternance deviendra ou sera à l'ordre du jour, ce jour-là, la question sera celle de l'efficacité.

Toute victoire électorale suppose des rassemblements et le rassemblement suppose -je dis cela à la cantonade mais peut-être certains y reconnaîtront-ils un message pour eux- d'accepter la différence. Non pas de rechercher l'alignement, la dépendance ou la soumission, mais d'accepter la différence et, s'il le faut, la concurrence.

Ceci est la condition pour des rassemblements nécessaires le jour où la question qui se pose est celle de la majorité.

Je veux vous dire ceci et on l'a bien vu dans le magnifique moment que l'on a vécu hier soir avec Fred Vargas et Patrick Mosconi et je sais que cela représente un effort...."

Je n'ai qu'un souhait à ce sujet : accepter une différence peut-être, mais propre, honnête et sans "magouilles" ! Or "chez ces gens là... " comme l'aurait dit Jacques Brel, il y aurait du travail à faire !

Le MD se veut un parti neuf, un parti propre. Pour cela, on a fait table rase de l'UDF, on pratique l'antisarkozysme systématique (c'est de bonne guerre) et on conspue donc l'UMP- le parti du président...

Les élections locales nous ont ramené à la triste réalité : dans beaucoup de départements cela s'est traduit par des magouilles à la constitution des listes, guerre des (petits) chefs, règlements de compte entre individus qui proclament se "présenter dans l'intérêt général" mais dont les dents rayent le plancher, chacun d'eux ayant en ligne de mire toutes les prochaines échéances électorales et se voient déjà... en haut de l'affiche !!!

En amont, on peut évoquer les candidats qui n'auraient pas du l'être car pas à jour de cotisation le jour de leur déclaration de candidature (... et qui ont régularisé sans vergogne dans les bureaux de vote, bel exemple de la part de personnes réclamant des responsabilité !), les électeurs qui n'auraient pas du l'être car encartés depuis moins de 3 mois, les listes fournies par le siège qui n'étaient pas à jour... En aval on a assisté à des prises de pouvoir par des présidences propulsées de façon occulte , à la grogne de groupes de militants qui ont découvert avoir été mis sur la touche de façon pas très propre par d'autres qui ont "grenouillé" entre eux... Cela laisse un peu partout des cicatrices qui risqueront de freiner le bel envol espéré.

Effacer ces cicatrices prendra du temps ... alors, penser que lorsqu'elles auront disparu, il faudra, dans une volonté d'alternance et pour s'en donner les moyens, accepter des compromissions avec ces gens là... , ça fait peur et ça fait réfléchir.

Doit-on vendre son âme au Diable pour satisfaire les ambitions de telles ou telles personnes ?

dimanche 26 octobre 2008

Appelons un chat, un chat !

On a beaucoup parlé de cette malheureuse femme qui s'est immolée par le feu devant la prison du Mans, évènement qu'une certaine presse a repris comme une conséquence des tracasseries administratives à l'égard des « sans papiers ».

Cette tragique histoire est regrettable, mais appelons un chat un chat et ne confondons pas délinquant et « sans papiers ». Pour "vendre" les médias jouent l'effet d'annonce qui fera pleurer Margot et monter Pierrot au créneau !

En effet, selon Luc Chatel, porte-parole du gouvernement «Ce n'est pas une affaire de sans-papiers, mais une mesure de reconduite à la frontière qui a été prononcée par un juge sur la base de trois condamnations" dont "violence avec armes et violence familiale"»a détaillé le secrétaire d'Etat. Luc Chatel a encore relevé que l'homme mis en cause avait refusé "à 18 reprises d'être reconduit" à la frontière et qu'il avait "des liens familiaux très étroits avec l'Arménie puisqu'il y a une épouse et un enfant". »

Henrik Orujyan (31 ans) avait rencontré Josiane Nardi (60 aus)en 2005. Il purgeait au Mans deux peines d'emprisonnement (2006 et 2007) de 6 et 9 mois pour faits de violence avec armes, et violence sur sa concubine, selon la préfecture. Il avait été condamné en 2002, puis à nouveau en 2005 par le tribunal de grande instance de Bobigny à une interdiction judiciaire du territoire français, il devait être transféré samedi au centre de rétention administrative (CRA) de Rennes avant son expulsion vers l'Arménie où résident son épouse et son fils de 8 ans. Il a été, depuis, assigné à résidence au Mans.

La fille de Mme Nardi confirme : "Cette histoire lui est montée à la tête, c'est devenu une galère pour elle. Entre eux, ça allait deux jours, et le lendemain ça se gâtait. (...) Cet homme la frappait, il a d'ailleurs été condamné pour ses violences", poursuit Vanina. "Ma mère était malheureuse, dépressive, et pourtant elle aurait fait n'importe quoi pour lui," affirme-t-elle. "Elle était, comme on dit, sous son influence. Je n'arrive pas à comprendre son geste. Je tiens Henrik pour responsable de ce qui est arrivé à ma mère", conclut la fille de Josiane Nardi, avant d'ajouter : "J'ai mal, et j'ai la haine contre lui".

Ce qui est déplorable c'est que cet individu qui a manifestement « utilisé » les sentiments de sa concubine, l'a maltraitée, l'a amenée à l'état dépressif qui a entrainé ce geste fatal... est actuellement en liberté, reste sur le territoire national, chez des amis, simplement assigné à résidence au Mans. Ce qui est déplorable c'est qu'il trouve des personne pour le défendre !

Les « violences conjugales » ont causé la mort de 166 femmes en 2007 (30% d'augmentation par rapport à 2006) Nous sommes devant un cas de « violences conjugales » caractérisées ayant entrainé directement une condamnation et indirectement un décès,

lundi 22 septembre 2008

Université de rentrée : compilation de comptes- rendus

Lors de l'Université de rentrée à Cap Estérel, j'avais comme tout un chacun pris quelques notes... Je pensais alors les mettre en ligne. Mais en me promenant sur le site MOUVEMENT DEMOCRATE, puis sur le blog universitemodem2008 , d'autres avaient à chaud, déjà publier leur compte rendu, leur ressenti, leurs impressions avec beaucoup de qualité.

Ceux qui étaient présent à Cap Estérel ont pu observer ces jeunes virtuoses du clavier qui enregistraient tout en instatané sur des ordinateurs portables, Mon article n'aurait rien apporté de plus,

Je me suis contentée de faire des recherches et une compilation des principaux articles.

Seul donc le travail de « bénédictin(e) » est à porter à mon crédit, mais la substentifique moellea en revient aux auteurs. Ces derniers snt cités en début d'article, lorsqu'il n'y a pas de nom d'auteur, le texte émane du site MOUVEMENT DEMOCRATE

Pour prendre connaissance de ces textes aussi intéressants qu'utiles cliquer ici,

Bonne lecture

mardi 9 septembre 2008

Des Universités en demi-teinte… mais j'ai bien aimé !

Un certain absentéisme.

Nous n'étions guère nombreux ! Pas assez certes, mais 16 tarnais toutefois...

Nous étions bien loin des foules actives du Congrès de Lyon qui avait fait le plein malgré les intempéries et les moyens de locomotion bloqués par la neige ou bien sur qu'à Seignosse, mais les conditions et les enjeux étaient sans doute différents.

Je ne sais si c'est la proximité de la grande bleue, le ciel, le soleil, les oliviers… mais cela m'a rappelé l'ambiance de la Grande Motte. Pas de frénésie, pas de surexcitation génératrice parfois d'agressivité (que j'avais déploré à Seignosse) : des gens cools, souriants, heureux d'être là, peu de donneurs de leçon, des participants qui "participaient" dans un but constructif sans sectarisme, sans exclusive. Des gens souriants, heureux d'être là...

Oui, j'ai aimé l'ambiance redevenue Humaniste.

Des intervenants de valeur

Les personnalités étaient moins nombreuses que l'an passé, les rangs s'éclaircissent autour de François Bayrou et c'est regrettable à deux niveaux : perte de représentativité locale et perte de compétences, car il est vain et ridicule d'essayer de se persuader que ceux qui sont partis étaient des "mauvais" et comme et on l'a trop souvent lu : "pas de regret et bon vent ". D'abord quand on se sépare d'un membre de sa famille (même politique) c'est toujours douloureux et c'est une perte qui laisse des traces… et puis, si François Bayrou leur faisait confiance, ce n'était pas que pour le feeling, c'était aussi, assurément pour leurs capacités et compétences. Mais regardons le positif : de ce fait, de nouvelles personnalités étaient présentes...

Un sang nouveau

En effet, cet éloignement de certains anciens fidèles a amené la formation d'un nouveau noyau, l'appel à participer de personnalités différentes et non moins compétentes. Cela a permis d'insuffler un sang neuf dans les interventions, avec d'autres mots, d'autres expressions, une autre présentation. Autant d'atouts qui ont contribué à captiver l'auditoire. Un article prochain aura pour but de citer les orateurs et de développer les prises de parole et les contributions.

"Battling François"

Mais je souhaite ici rendre hommage au premier d'entre eux, Francois Bayrou qui a retouvé sa pugnacité du Congrès de Lyon et de la campagne présidentielle. Ce n'est plus le candidat déçu d'avoir échoué sur la ligne qui continuait à se battre pour le principe mais qui souvent donnait l'impression de ne plus y croire lui-même. Le ton a changé, les expressions et les mots ont changé, de nouveau il se bat pour gagner, de nouveau il nous donne l'impression d'y croire et de nouveau il nous donne l'envie de nous battre. "Battling François" est de nouveau sur le ring politque

Un auditoire de qualité

Respectueux des orateurs et intervenant dans le grande majorité des cas de façon très pertinente et non pour se faire plaisir. Les prises de paroles et les questions avaient été, et cela se sentait, préparées et réfléchies.

Les "couacs" que je n'ai pas aimé

Un engagement regrettable vers la gauche… On ne peut que regretter que l'opportunisme de F Bayrou qui l'amène à oublier parfois la 3ème voie et à regarder en direction de chemins qui ne devraient pas être les siens, ait déjà poussé un certain nombre de ceux qu'il appelait ses bédouins, hors du MD. Il est fort à parier que, s'il persiste à oublier le centre pour les sirènes de la gauche, d'autres suivront.

Je ne pense pas que la politique de l'actuel gouvernement satisfasse totalement la majorité des électeurs qui l'ont porté au pouvoir, bien loin de là !

Mais si ces électeurs sont de droite ils sont aussi démocrates que nous pour la plus part d'entre eux, aussi intelligents que nous et aussi déçus…. Leur nier toute qualité, est à mon avis une erreur. Il y a des compétences, il y a des personnes humainement valables et il y a des déçus qui cherchent une issue positive, des français qui sont conscients de la situation d'enlisement où nous sommes à droite comme à gauche. EDVIGE, le "paquet fiscal", le malaise et la pression sur les classes moyennes ou les nouvelles mesures contre les cadres touchent la grande majorité de nos concitoyens toutes tendances confondues ! Jeter le bébé (l'électeur de droite) avec l'eau du bain (le gouvernement) sous le prétexte qu'il a fait pipi dedans (mis un bulletin de vote qui ne fait pas l'unanimité) est une grosse erreur doublée d'une injustice, un déni d'a priori !

Marielle de Sarnez a d'ailleurs fait une ouverture dans ce double sens à "Télé matin" sur la 2 le lundi 8 septembre 2008.

Je n'ai pas aimé non plus, samedi soir le "Débat avec les parlementaires et responsables du Modem" où Fred Vargas avec sa manière avachie de se tenir, son élocution hésitante, ses plates plaisanteries, son discours complètement décousu et sa façon d'allumer une cigarette m'a fait irrésistiblement penser à la Françoise Sagan des plus mauvais moments (le Doc Gynéco du Modem en quelque sorte !) Je l'ai trouvée totalement inintéressante et décalée. Nous étions venus pour écouter des parlementaires et des responsables et en fait nous avons eu droit à l'exposition de 11 potiches condamnées à faire de la figuration dans la mise en scène de Mme Vagas !

Ce que j'ai aimé.

Je le redis : l'ambiance, le retour vers plus de tolérance et plus d'Humanisme de la part de militants présents, la qualité des prises de parole d'un côté comme de l'autre des estrades et le retour du François Bayrou que nous avions suivi.

lundi 8 septembre 2008

Université de rentrée : mise en bouche !

François Bayrou, loser ou leader? (Article de Libération en ligne)

Au moment où débute l’université d’été du Modem, c’est le duel du jour entre Laurent Joffrin (Libération) et Sylvie Pierre-Brossolette (Le Point). Diffusé sur France Info et Libélabo.fr.

dimanche 10 août 2008

Adieu à Jean-Pierre SENAT

Ce vendredi 8 août 2008 nous avons accompagné un homme de bien à sa dernière demeure. Au cours d'une très belle cérémonie qui s'est déroulée dans le recueillement et la sérénité, hommage a été rendu à Jean-Pierre Sénat par ses enfants, petits enfants, amis… Il s'en est allé avec courage après avoir luté sans faille contre la maladie.

Croyant, il avait la foi aussi en notre ville pour laquelle il s'est battu et n'a jamais perdu espoir.

Ayant eu l'occasion de travailler avec lui, j'avais beaucoup d'estime pour Jean-Pierre Sénat, je n'ai jamais su le lui dire de vive voix, je le lui dis maintenant : " Avec vous aussi, Monsieur, un Humaniste nous a quittés. Merci Monsieur Sénat "

mardi 22 juillet 2008

Réforme des Institutions : Un certain malaise...

Mes compétences en sciences politiques ne me permettent pas de juger s'il s'agit d'une bonne ou d'une mauvaise réforme, je laisse cela à d'autres, plus qualifiés.

Centriste de cœur et d'esprit, fidèle à la prise de position d'indépendance de François Bayrou durant la campagne des présidentielles : "ce qui sera bon pour la France je le voterai, ce qui ne le sera pas, je ne le voterai pas", j'ai toujours refusé de faire de l'antisarkozysme primaire. Le Président a été élu légitimement par la majorité des français, on se doit de respecter ce choix.

Toutefois l'agitation qui a précédé la réunion du Congrès du 21 juillet 2008, les bruits qui ont couru, de coups de téléphone insistants, de marchandages, de pressions (certains parlent de menaces !) ou de promessesexercées sur les députés UMP principalement tout cela ne peut pas ne pas interpeller.

Ce, quelques jours après qu'il ait été porté à la connaissance des français que l'affaire Tapie-Crédit Lyonnais avait été réglé par un "Tribunal Arbitral" composé de trois "arbitres privés", désignés et généreusement rémunérés 300 000 € (soit 2 MF). Certes le moyen est légal et ne susciterait pas d'interrogation s'il ne s'agissait pas d'argent public et si l'une des partie n'était pas l'État. En effet, c'est l'État -à travers le CDR (Consortium de réalisation, structure publique) - qui gère les anciennes affaires du Crédit Lyonnais : les 285 millions d'euros récupérés par Bernard Tapie vont donc être payés par la Caisse des dépôts, donc par les contribuables.

Lorsqu'on analyse le règlement de l'affaire Tapie et l'ambiance délétère et les pressions qui ont permis le passage à une voix près du texte portant réforme des institutions, on ne peut s'empêcher de ressentir un malaise… Certes, nous sommes toujours en démocratie, certes rien d'illégal n'a été commis, mais quand même… un malaise !!!

Le Texte présenté portait sur 3 priorités :

Rénover le mode d’exercice du pouvoir exécutif

- le nombre de mandats consécutifs du président de la République est limité à deux ;

- le nombre de membres du Gouvernement est plafonné ;

- le pouvoir de nomination du président de la République est restreint et doit recevoir l’avis préalable d’une commission parlementaire. Cette procédure concernera les membres du CSM

- le président de la République pourra adresser un message écrit au Parlement mais aussi prendre la parole devant la représentation nationale dans les moments particulièrement solennels de la vie de la nation ;

- Le droit de grâce aura vocation à ne s’exercer qu’à titre individuel et après avis d’une commission dont la composition sera fixée par la loi, ainsi que le défenseur des droits du citoyen, fonction créée par le projet de loi constitutionnelle .

Renforcer le rôle et la représentativité du Parlement

Le Parlement bénéficiera d’une plus grande maîtrise du travail législatif grâce à une série de mesures :

- la possibilité d’adopter des résolutions n’ayant pas de valeur contraignante, mais marquant l’expression d’un souhait ou d’une préoccupation ;

- la possibilité d’instituer jusqu’à huit commissions permanentes contre six aujourd’hui ;

- le partage de l’ordre du jour entre le Gouvernement et le Parlement via la conférence des présidents de chaque assemblée ;

- la limitation des cas de recours à l’article 49.3 à un seul texte par session et uniquement pour les projets de loi de finances et de financement de la sécurité sociale (PLFFSS)

Plusieurs modifications tendent à améliorer la qualité de la loi :

- un délai de un mois sera ménagé entre le dépôt d’un texte et son examen en séance ;

- la discussion en séance portera désormais sur le texte amendé en commission et non plus sur le projet du Gouvernement.

Les fonctions de contrôle participent également à la revalorisation du Parlement :

- la Cour des comptes assistera chacune des assemblées dans l’exercice de sa mission générale de contrôle ;

- des séances de questions d’actualité pourront être organisées au cours des sessions extraordinaires ;

- en matière de politique européenne et internationale, la prolongation des interventions militaires à l’étranger de plus de six mois sera soumise désormais à un régime d’autorisation parlementaire.

Enfin, une série de mesures sont destinées à rendre le Parlement plus représentatif :

- les Français établis hors de France ne seront plus représentés qu’au seul Sénat mais aussi à l’Assemblée nationale ;

- les modalités de redécoupage des circonscriptions électorales seront soumises à l’avis public d’une commission indépendante ;

- les membres du Gouvernement cessant leur fonctions ministérielles pourront retrouver leur siège au Parlement sans provoquer une élection partielle ;

- les droits spécifiques des groupes parlementaires de l’opposition seront garantis avec, par exemple, la création de commissions d’enquête ou de missions d’informations.

Garantir aux citoyens des droits nouveaux

Les droits des citoyens seront garantis plus efficacement. Pour ce faire, le texte comporte quatre séries de mesures :

- la réforme du Conseil économique et social (CES) avec une possibilité de saisine par voie de pétition citoyenne. Le texte affirme la vocation particulière de cette instance à intervenir sur les questions environnementales. Sa composition devra faire davantage de place aux ONG, aux jeunes, notamment aux étudiants ;

- l’ouverture aux justiciables d’un droit de contester devant le Conseil constitutionnel la constitutionnalité de lois en vigueur ;

- la création d’un Défenseur des droits des citoyens qui pourra être saisi par toute personne s’estimant lésée par le fonctionnement d’un service public ;

- la refonte du Conseil supérieur de la magistrature (CSM). Le président de la République n’en assurera plus la présidence. La formation compétente à l’égard du siège sera présidée par le premier président du CSM et celle compétente à l’égard du parquet par le procureur général près cette cour. Il est aussi prévu que les magistrats (au nombre de sept) ne seront plus majoritaires au sein de cette instance. Enfin, le Conseil sera appelé à émettre un avis sur les nominations des procureurs généraux.

samedi 19 juillet 2008

François Bayrou a expliqué, le jeudi 17 juillet sur RTL où il était l'invité de Philippe Corbé, pourquoi il ne voterait pas la réforme des institutions, conformément à ce qu'il avait annoncé et s'est aussi exprimé sur "l'affaire Tapie".

vendredi 11 juillet 2008

L'Esclavage des cadres

Le texte portant sur la réforme du temps de travail qui a été adopté le 1er juillet en première lecture par 326 voix contre 222 prévoit que le forfait qui sert de base pour les cadres passe de 218 à 235 jours.

Ce texte François Bayrou ne l'a pas voté. Il l'a qualifié de "texte de régression sociale". "Tous ceux qui, jusqu'à maintenant, ne voulaient pas voir ce qu'était la vraie nature de ce texte, devraient maintenant la voir: les cadres eux-mêmes vont être la cible. C'est le premier texte sans doute depuis très longtemps qui est aussi ouvertement un texte de régression sociale. Il porte atteinte à tout, au travail y compris des cadres, aux relations de confiance qu'il pouvait y avoir entre l'Etat et les organisations syndicales. Il rompt le contrat de confiance avec les partenaires sociaux. C'est un texte grave, lourd de conséquences".

En effet, les premières victimes de ce texte sont le cadres de plus en plus "taillables et corvéables à merci" !

Calculons ce qui attend les cadres redevables du "forfait en jours" Si on retire les 5 semaines de congés payés 52 – 5 = 47 semaines ouvrées 5 jours par semaine soit 235 jours. Si on applique mathématiquement ce texte cela signifie que pour compenser les 10 jours annuellement chômés (Noël, Jour de l'An, Pâques…) il peut être demandé aux cadres relevant du dit forfait de travailler 10 samedi par an. La notion de "pont" étant bien entendu oubliée.

On sait que la création du "forfait en jours" était liée à l'impossibilité pour les cadres de limiter leur temps de travail hebdomadaire et au fait qu'ils dépassaient largement les 35 heures par semaine lors de la mise en place des lois Aubry.

Les seules limites du temps de travail des cadres étant 13 heures de travail par jour et 24 heures consécutives de repos par semaine, en compensation de ces heures supplémentaires, ils bénéficient, en plus de leurs cinq semaines légales de congés payés, de jours de repos supplémentaires sous forme de RTT. Cette disposition n'est plus d'actualité.

Enfin, une entreprise pourra négocier un plafond supérieur à 235 jours (dans la limite de 282 jours ce qui signifierait travailler tous les samedi et 10 dimanches par an).

Le 19e siècle de Charles Dickens serait-il de retour à l'horizon 2009 ???

CFE-CGC a déposé un recours devant la Cour européenne des droits de l'homme contre certaines dispositions du texte jugées "discriminatoires envers les cadres".

mardi 8 juillet 2008

Et si le ridicule tuait... la liberté d'expression ???

Hier après-midi j'ai publié sur e-soutien.fr un article intitulé de mémoire "Censure.. ou Anastasie le retour, en pays démocrate !" qui était en lien avec l'article précédent.

Cet article est paru, autorisé donc en 1ère lecture par nos "modérateurs a priori" malheureusement, dès sa publication je me suis rendue compte d'une erreur dans le titre et de deux fautes de frappe et d'orthographe. J'ai alors, comme je l'ai déjà fait "rappelé" l'article pour le corriger sans rien changer par ailleurs au contenu…et là : censure.

Avec la naïveté qui me caractérise, j'ai alors pensé qu'au lieu de cliquer sur PUBLIER, j'avais cliqué par erreur sur SUPPRIMER. J'ai donc renvoyé le même article quelques heures plus tard. Il n'est toujours pas publié.

Veut-on réellement tuer ce site ? Déjà, depuis plusieurs mois, il ne s'agissait plus que d'un site "fermé" où l'inscription passait obligatoirement par la cooptation.. maintenant la censure !!! Mouvement Démocrate tu es en train d'usurper ton nom !!!

Dans 4 ans (et avant) "on" aura besoin de nos voix et de nos bras pour tracter ou afficher. Pour cela, il ne faudrait pas trop démobiliser ! Nous sommes en période préélectorale que Diable ! Est-ce vraiment le moment de braquer les militants et de prendre le risque de les voir se décourager et s'éparpiller ?

Cela fait 1 an et 18 semaines que je participais à ce forum … et parce que DÉMOCRATE et HUMANISTE je suis, je m'élève et m'élèverais toujours contre toute forme de censure.

lundi 7 juillet 2008

Liberté d'expression, démocratie et censure. Vive Anastasie !

Envoyé par Flo92 le Dim, 06/07/2008 - 08:18

Bonjour à tous.

E-soutien vient de passer en mode "modération à priori" .

Cordialement.

Florence

…et là, je m'interroge.

Oui, les propos étaient parfois vifs, certes ils étaient parfois hors sujet !

Oui, certains sur ce site, atteints de de Bayroumania aigue confondant parfois "Mouvement" et "Secte" échangeaient des paroles acides avec des iconoclastes qui osaient attaquer "le chef" dans ses prises de positons ou décisions !

Oui, certains téméraires jugés ringards par des "néo-Modem" se faisaient "retoquer" parce qu'ils avaient l'impudance d'écrire le sigle UDF !

Oui, on y voyait de jeunes loups dénoncer les vieux notables et de vieux notables montrer du doigt les longues dents de jeunes loups !

Et alors ? Etait-ce une raison pour passer en "modération à priori" ?

Ce site vivait et bougeait grâce à sa spontanéité. François Bayrou avait insisté sur l'importance du phénomène Internet, il l'avait voulu pour pouvoir connaître en direct le ressenti des adhérents et sympathisants.

Où sera la spontanéité, s'il faut peser ses mots à chaque post, évaluer si le modérateur de service prendra ou ne prendra pas ombrage de tel ou tel accent ou virgule ? S'il faut peser chaque mot et ne dire ce qui sera bien perçu. Où sera la vie d'un chat à double détente ?

Qui participera uniquement à terme à ce forum ? Uniquement des "Béni-oui-oui" ?

Le Mouvement démocrate deviendra-t-il une chapelle où seuls les bien pensant pourront s'exprimer ?

Mais que fait-on de la notion de "démocratie" ? Cela semble devenu un vain mot aux yeux de certains décisionnaires.

Je suis extrêmement déçue de voir que hormis Ana et une poignée d'opiniâtres, personne n'a réagit… à moins bien sur qu'Anastasie n'ai tordu le cou aux dangereux téméraires qui auraient osé lever la tête et monter le ton !!! Cela semble être le cas.

Il est impossible de savoir si les articles et posts que je signerai seront pubiés ou censurés par e-soutien, mais LIBERTE de PAROLE continuera plus que jamais d'exister et sera alors le "relais de posts".

samedi 5 juillet 2008

Qualités essentielles !

Le tribunal de Lille a annulé le 1er avril 2008 l'union d'un couple "pour erreur sur les qualités essentielles" de la conjointe car celle-ci avait menti sur sa virginité.

Mme Élisabeth Polle, magistrat qui a rendu le jugement, a convenu que, aux yeux de l'époux, la virginité était une qualité essentielle pour se marier.

Peu importe qu'il s'agisse d'un couple musulman, chrétien, juif ou athée, la question est bien de savoir tout simplement où commence la notion de qualité essentielle pour se marier ?

Etre une vraie blonde ?

Ne pas avoir de rondeurs (ou l'inverse) grâce à la chirurgie esthétique ?

Ne pas ronfler ?

Avoir les pieds, aisselles et toutes autres parties du corps naturellement inodores ?

Avoir vraiment les revenus, les connaissances ou les diplômes que l'on avait laissé supposer ?

Etre en capacité de faire des enfants ?

Et pourquoi pas, de faire des enfants exempts de toute tare ?

Sans évoquer tout ce qui peut découler des familles respectives et autres "vices cachés"...

Ces éléments, même les plus futiles, pesant à peu près autant dans notre société laïque et libérée, que la virginité, devant toutes les demandes de répudiation qui pourraient en découler les avocats vont faire des "choux gras" et magistrats et tribunaux risquent d'être très vite débordés !

dimanche 11 mai 2008

MOUVEMENT DÉMOCRATE : courants ou factions

Je suis sans doute un peu gourde !

Oui, sans nul doute je dois l'être, je l'admets… mais je n'arrive pas à comprendre ce que sont différents mouvements internes : Construire en Mouvement, Démocratie en Mouvement et autre "x" en Mouvement (comme l'a écrit notre amie Lima), Observatoire de la démocratie, Ensemble Maintenant … J'ai même vu passer aussi un "appel à signature" de soutien à François Bayrou sur e-soutien.bayrou.fr (!?)

S'agit-il de courants de pensées, de clubs de type CPR ? de mouvements philosophiques ? de mouvements politiques ? "d'Etat dans l'Etat-Mouvement démocrate" ? Tout cela est surprenant car émanant de personnes qui critiquent ouvertement et violemment l'UDF pour ce type de fonctionnement.!

Les promoteurs de tout ceci ont-ils pour but de se substituer au "staff parisien" qui est certes perfectible dans son fonctionnement mais a tout de même l'avantage d'être professionnel ? Veulent-ils saborder les personnes en place et lesquelles ? Quelle utilisation (et à quelle fin) pensent-ils en faire ? Des esprits chagrins pourraient imaginer que tout cela est du à un brusque surdimensionnement de certains ego… ou, pourquoi pas, à une pousse accélérée de canines ! Mais oui, on en voit : le Mouvement Démocrate a aussi ses jeunes (et vieux) loups aux dents longues, ses arrivistes qui veulent se faire un nom et une carrière, ses amateurs de soupe… et son lot de naïfs qui ne voient rien venir et les suivent en applaudissant, sans avoir conscience d'être manipulés au nom de la démocratie et ayant oublié que bon nombre de jeunes loups, avec l'age deviennent "vieux notables poussiéreux" !!! Il y a aussi, bien entendue pléthore de personnes dévouées, honnêtes et sincères, fort heureusement.

Toujours est-il qu'à mon avis le Mouvement Démocrate est encore très jeune, n'a pas encore stabilisé ses fondations (RI, bureaux départementaux…), n'est pas encore atteint toute sa crédibilité dans le paysage politique français. Il lui serait salutaire de s'épargner ces "courants" minoritaires qui, bien que sans doute impulsés par des personnes désireuses de bien faire, finiront par le déstabiliser et d'ors et déjà le fragilisent.

lundi 28 avril 2008

Main droite et main gauche pour la réforme des institutions

Une dépêche de l'AFP du 28 avril, Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale aurait invité son homologue socialiste Jean-Marc Ayrault à travailler "main dans la main" à la réforme des institutions. Dans une interview au Parisien-Aujourd'hui en France, Jean-François Copé se dit convaincu que "sur ce sujet, ce qui nous rassemble est probablement plus important que ce qui nous divise". Le député-maire de Meaux "propose donc solennellement au président du groupe PS à l'Assemblée, "que l'on travaille ensemble, main dans la main, dans le respect de nos convictions respectives, pour cette réforme des institutions qui est historique"

D'aucuns penseront, "encore la Droite et la Gauche"… et les autres partis ? et le Mouvement Démocrate ?

Malheureusement,sans groupe parlementaire, nous sommes "peanuts" !!! Les 577 députés initient débattent et votent les lois... que pèsent nos trois élus ?

Nous payons aujourd'hui les choix désastreux des législatives, comme nous payerons, demain pour les sénatoriales, les inconséquences des municipales et des cantonales...

L'objectif 2012 du Mouvement Démocrate est irréalisable en l'état actuel :

De par son (manque d') organisation

- pas de socle de terrain,

- des départements en autogestion,

- un tissu militant inhomogène,

- des tentatives de structuration horizontale par des militants pleins de bonne volonté et d'enthousiasme, mais livrés à eux-mêmes et manquant souvent de culture politique et de connaissances institutionnelles,

-aucune structure verticale solide et fiable

De par la motivation même du mouvement

Le but et la motivation principale de la création du Mouvement Démocrate sont l'élection de François Bayrou en 2012, le parti n'existe qu'autour d'un seul homme (qui est en passe de devenir un homme seul). Cela n'est pas raisonnable. Cela n'est pas une valeur démocrate. Un homme vieillit, change, évolue, peut disparaître même… Bâtir un parti autour et pour un homme, c'est jouer à la roulette russe avec le barillet plein !

dimanche 20 avril 2008

Hommage à nos "Grands Anciens"

Le Marécal Pétain disait "Français, vous avez la mémoire courte !" Mon propos n'est pas de faire le procès ou l'apologie de cet homme, mais de relever la citation !

Pour beaucoup, il y a eu l'UDF, pus le Mouvement Démocrate... en fait, l'esprit "Démocrate Chrétien" (à l'époque en opposition au communisme et au socialisme) a d'abord été incarné par le MRP, puis lors d'uns scission interne, Jean Lecanuet (qui avait été Président du MRP) fonda le Centre Démocrate… qui devint ensuite le CDS (par la fusion avec le Centre Démocratie et Progrès), puis on passa à l'UDF et au MD.

Petit retour en arrière :

L'UDF fondée en 1978 par Michel Poniatowski, Jean Lecanuet, Jean-Jacques Servan-Schreiber, était une confédération de divers partis du centre et de la droite non gaulliste, constituée six composantes qui demeuraient chacune des partis politiques indépendants :

  • le CDS (devenu Force démocrate en 1995) ce parti était issu donc du MRP, parti démocrate-chrétien attaché aux valeurs de la démocratie et s'inspirant de la doctrine sociale catholiques. Le CDS est devenu Force Démocrate (FD) en 1995
  • le Mouvement démocrate socialiste de France devenu le PSD (Parti social-démocrate) qui a fusionné dans Force démocrate en 1995
  • la Fédération nationale des clubs Perspectives et Réalités (CPR), devenue Parti populaire pour la démocratie française (PPDF) ;
  • le PR (Parti républicain), issu de la Fédération nationale des républicains et indépendants ( parti d'origine de Giscard d'Estaing) et d'éléments du CNIP. Ce parti se sépara de l'UDF en 1998 et pris le nom de Démocratie libérale (DL) Une minorité de DL : le Pôle républicain indépendant et libéral resta UDF et constitua le Parti radical
  • le Parti radical ou Parti radical valoisien dont en 2002, la plupart ont intégré l4UMP à sa création.
  • les UDF-AD (Adhérents Directs de l'UDF), non membres de l'un de ces mouvements.

Un certain nombre de personnalités de premier plan appartenaient aux différents "partis pères", en effet, depuis 1945, ont été :

Chef du gouvernement :

Georges Bidault (MRP)

Présidents du Conseil :

Georges Bidault (MRP)

Robert Schuman Pt du conseil (MRP)

Joseph Lamiel ( CNIP)

René Pléven (pas MRP mais Démocrate Chrétien)

Antoine Pinay (CNIP)

Pierre Pfimlin (Pt du MRP)

1er Ministre :

Raymond Barre (UDF)

Président de la République :

Valéry Giscard d'Estaing (UDF dont il fut Président)

De même, ce courant de pensée a été à certaines périodes fortement représenté à l'Assemblée Nationale :

  • 1978-1981 : 108 membres et 15 apparentés (sur 491)
  • 1981-1986 : 51 membres et 11 apparentés (sur 491)
  • 1986-1988 : 114 membres et 17 apparentés (sur 577)
  • 1988-1993 : 81 membres et 9 apparentés (sur 577)
  • 1993-1997 : 213 membres et 2 apparentés (sur 577).
  • 1997-2002 : 107 membres et 7 apparentés (sur 577)
  • 2002-2007 : 27 membres et 3 apparentés (sur 577)
  • 2007- : 3 membres (sur 577)

Il est très intéressant aussi d'avoir un regard en arrière sur le CDS qui était dans sa philosophie et ses objectifs très en avance : vision sociale, Europe, décentralisation… L'image renvoyée est, si l'on veut bien être objectif, très proche du Mouvement Démocrate de François Bayrou !

"Pour le CDS, l'État doit être décentralisé avec l'organisation d'organes distincts au niveau local et être au service des plus démunis par l'action sociale.

Après 1945, la démocratie chrétienne se prononce en faveur de la construction européenne en soutenant la création d'organes supranationaux capables de faire face aux problèmes du chômage, du réchauffement climatique, de l'insécurité, du terrorisme ... Ils se prononcent pour une coopération poussée des États européens dans ces domaines par l'intermédiaire d'un mode supranational plus puissant que les États eux-mêmes."

samedi 19 avril 2008

Hommage de Charles Trocanier à Aimé Césaire

Notre ami a écrit le 17 avril un très bel hommage à Aimé Césaire. Je vous le laisse découvrir :

A dan dot soley

dimanche 13 avril 2008

Sectaire le Mouvement Démocrate ?

Un intéressant article du Monde du 11/04/08 ne manque pas d'interpeller…

Les errements, l'absence de gouvernance, le manque de ligne politique cohérente, lisible et bien établie dont souffre le Mouvement Démocrate depuis sa création, qui interpellent certains militants depuis plusieurs mois, amènent certains politiques à réagir ; après le retrait très discret d'Anne-Marie Comparini et de certains autres, Messieurs Mercier, Arthuis, Cornillet viennent récemment de prendre position.

Il est facile et simpliste de les accuser d'aller à Dieu sait quelle soupe. Il est tout aussi facile et simpliste de dire "Dehors, bon vent … on n'a pas besoin de vous" et d'engager les militants qui émettent la moindre critique au sujet de François Bayrou ou de sa gouvernance à prendre le même chemin.

Facile, simpliste… et irresponsable !

Quand le bateau prend l'eau on ne peut se passer de personne, et inutile de se voiler la face le bateau Mouvement Démocrate prend l'eau. Pour écoper on a besoin de tous : des dociles et des rebelles, de ceux qui ont la foi et de ceux qui doutent et de tous les autres.

Je suis irritée par le sectarisme, le manque d'esprit critique et l'intolérance de certains prétendus "démocrates".

Oui, le MD par l'attitude à la fois béate et psychorigide d'une partie de ses membres donne l'impression de devenir une secte.

Mais qu'est ce que cette soi-disant notion de la démocratie brandie par un certain nombre de "néo MoDem" qui interdit la critique, qui occulte volontairement ce qui ne va pas, qui veut faire table rase avec le passé (quitte à jeter le bébé avec l'eau du bain !), qui demande aux anciens de faire leur autocritique et de tout renier du parti qui a été le leur pour se voir accorder une estampille Mouvement Démocrate (provisoire car ils restent suspects et donc dans le collimateur) ??? Moi, ça me rappelle l'époque de Mao, les purges soviétiques… souvenir, souvenirs !

On peut comprendre que Jean Arthuis fustige " cette gouvernance incompréhensible qui a conduit le MoDem à l'impasse stratégique dans laquelle il se trouve aujourd'hui" car cela est vrai, mais on ne peut le dire sous peine d'être considéré iconoclaste.

Il a raison aussi de dire "on ne gouverne pas un parti comme une secte. Le MoDem, ce n'est pas le Temple Solaire.", c'est logique s'agissant de n'importe quel parti politique mais que n'a-t-il pas dit là !

Comment de tels propos, frappés du coin du bon sens, peuvent-ils être critiqués, hués et conspués ? Ils le sont parce qu'il n'y a que la vérité qui blesse ! Ils le sont parce que l'on trouve parmi les adhérents dudit mouvement des personnes "sectaires" dans le sens littéral de l'adjectif (membre d'une secte, selon le Littré) comme dans son sens commun (relatif à celui ou celle qui fait preuve d'intolérance intellectuelle). Adeptes de la pensée unique, ils réfutent non seulement la notion le principe selon lequel François Bayrou puisse être faillible et commettre des erreurs, mais ils refusent aux membres du Mouvement Démocrate comme à quiconque le droit de le dire, le droit à la critique.

J'aurais donc, personnellement tendance à faire une analyse différente de celle de Jean Arthuis. Je ne connais pas suffisamment François Bayrou pour pouvoir affirmer qu'il ait une âme de Gourou mais au contraire, le sachant profondément croyant, je suis persuadée qu'il est conscient d'être faillible comme tout un chacun. Par contre du fait de la mentalité sectaire et totalement intolérante d'une partie de son entourage et de ses "soutiens" ainsi que du fait que certains militants semblent être totalement décérébrés montrant une Foi aveugle en tout ce qu'il peut dire ou faire ayant abandonné tout esprit critique, toute réflexion personnelle comme s'il étaient entrés en religion, oui on peut dire que le Mouvement Démocrate subit une dérive sectaire !

Dérive sectaire n'est toutefois pas secte... nombreux sont ceux qui sont droits dans leurs bottes, qui s'accrochent au gouvernail pour maintenir le cap. Mais il est difficile de faire deux choses importantes en même temps, ils ne peuvent à la fois maintenir droit le bateau et en même temps nettoyer le pont ! Toutefois, comme je suis personnellement profondément Humaniste au sens philosophique du terme, j'espère que cette dérive n'est que passagère et que le navire n'est pris que dans un orage et non dans un ouragan !

mardi 1 avril 2008

Le grand gaspillage de nos impôts !

Je restitue ici un document qui m'a été envoyé et que je trouve frappé du coint du bon sens :

" Recette simple et efficace pour augmenter le pouvoir d'achat des français !

Si la France respectait la moyenne de la zone euro En passant les dépenses p.ubliques de 54,5 % du PIB à 48,6 %, comme dans la moyenne européenne, on pourrait redistribuer (en réalité, ne pas leur ponctionner) aux ménages français environ 4200 euros par an. En d'autres termes, accroître le revenu moyen disponible de plus de 30 %. Les gaspillages, fraudes, abus, etc. sont estimés à environ 200 milliards par an. Tout est donc possible, avec du courage et une véritable rupture ! L'objectif de 100 milliards d'économie est très réalisable! Pourtant personne n'en parle ? ni à droite ni à gauche !

Vus les exemples de réussites réalisées par la diminution des dépenses ; Canada de 52 % à 40 %, Danemark de 62 % à 56 %, Nouvel Zélande de 46 % à 38 %, Suède de 73 % à 58 % Pays-Bas de 56 % à 49 %, etc……nos politiques savent ce qu'il faudrait faire.

La réduction des dépenses inutiles c'est le seul moyen de redonner du pouvoir d'achat sans mettre en péril notre compétitivité, sans impôts nouveaux, sans plan de rigueur.

Pourtant, alors que les indicateurs de la France vont dans le mauvais sens, il ne se passe rien ou presque. L'état impécunieux et enkysté dans des organisations obsolètes est devenu un fardeau pour des Français auxquels il fait subir une trop forte pression fiscale sans pour autant leur proposer des services publics (éducation, santé, sécurité, justice…) compétitifs !

Garantir une véritable liberté dans la responsabilité, une véritable égalité entre le public et le privé, une solidarité qui relève de la générosité contrôlée mais sans assistanat. " Cotisations égale pour tous, prestations égale pour tous, fin des statuts dérogatoires ce qui divisent les citoyens en deux camps: le secteur protégé et le secteur soumis aux aléas de la concurrence ! secteur qui par ses créations de richesses finance seul la sphère publique.

Or l'Etat est de plus en plus défaillant: le nombre de fonctionnaires reste pléthorique, les déficits ne se réduisent pas et la dette de la France toujours plus lourde.

Le gouvernement affiche sa volonté de réforme, mais face aux corporatismes, aux syndicats des fonctions publiques, les réformes réelle tardent a venir ! Des pays comme le Portugal, avec un gouvernement de gauche réalise actuellement une révolution dans leurs structures étatique trois fois plus importante que les réformettes françaises. Objectifs: 40 % de fonctionnaires en moins ! Alignement des retraites sur le privé a 65 ans ! Privatisations massives, santé, éducation… Réduction de 50 % des organismes publics, etc.

La classe politique francaise a beaucoup à apprendre des expériences étrangères. "

* Un ami me dit que ce texte serait un résumé ou un extrait du livre " Le grand gaspillage " (Jacques Marseille)